Boa Vista, le Cap-Vert version sauvage. 

Un jour, un petit bout du Sahara décida de partir à l'aventure. Il explora l'océan Atlantique et le trouvant très à son goût décida d'y rester! Welcome to Boa Vista!

 ©ValisesenFamille

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Troisième plus grande île de l'archipel du Cap-Vert, elle vous en met plein la vue! Plages interminables et désertes, habitants accueillants, culture préservée, baleines et tortues......

Boa Vista se découvre doucement, avec nonchalance. Sal Rei est la capitale, son nom venant du sel de qualité royale extrait auparavant de la saline. Des rues en pavés noirs ouvrent un chemin entre les maisons traditionnelles. Quelques Sobrados, maisons à étages où s'éffectuait le négoce, sont encore debout, témoignant d'un passé commercial. Sur la place principale, des rires d'enfants se mélangent  aux airs de morna joués à la guitare. Avec cette musique, Cesaria Evora a sorti le Cap-Vert de son anonymat.

En s'approchant du port, le temps adopte une autre cadence. Au pied des barques, les femmes vêtues d'un pano (pagne de coton) s'agitent autour des bassines colorées remplies de poissons. Triés, pesés, nettoyés les cadeaux de la mer feront un savoureux repas. En dehors du poisson, quasiment tout est importé.

Cette île aride offre des plages désertiques, magnifiques, dont celle de Santa Monica, longue de plus de 10km. Certaines sont ponctuées de petits restos de plage pour le plaisir des baigneurs et des kitesurfers, car oui, ici il arrive au vent de souffler, surtout de novembre à mai. Du haut d'une dune, j'ai pris un énorme plaisir à admirer la nage des tortues caouanes, présentes d'avril à août, période des pontes.

Boa Vista se visite en quad ou à bord d'un aluguer, 4x4 transformé en taxi-brousse. Le désert de Viana, le désert blanc, offre de belles dunes ondulantes. Cette destination est assurément une destination nature, loin de tout, mais proche de l'essentiel.